C O N D E - S U R - N O I R E A U . C O N D E - S U R - N O I R E A U . C O N D E - S U R - N O I R E A U . C O N D E - S U R - N O i R E A U
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EGLISE ST-SAUVEUR

Eglise St-Martin Eglise St-Sauveur Temple Protestant Chapelle St-Jacques Calvaire Anti-Pesteux Cimetière Protestant
Hôtel de Dieu Maisons suédoises Crèche rose Mairie Maisons privées Ancienne Gare
 

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A l'origine, cette église correspondait à  la chapelle du château construit au Xe siècle. Elle se trouvait ainsi à l'extérieur des murs. Un tunnel la reliait au château pour que le châtelain puisse assister à la messe sans avoir à sortir de sa propriété.
 
En 1356 c'est dans cette chapelle primitive, composée d'une seule nef, que le Roi Saint Louis est venu se recueillir lors de sa visite à Condé.
 
La chapelle a été agrandie au cours des siècles suivants : choeur, tourelle, cloche suspendue dans une fenêtre. Le clocher a été bâti sous le règne de Louis XIV et pourvu de trois cloches. Leur bénédiction eut lieu en septembre 1692 par le curé de Saint Martin.
 La chapelle est devenue une église annexe de la Paroisse Saint Martin en 1695, mais Saint Martin demeura l'unique église paroissiale de la commune jusqu'à la Révolution.
 
En 1709 l'assemblée des bourgeois entame des travaux de restauration et construit également un bas-côté.
Les cloches de l'église sont remplacées en 1748 et les parrain  et marraine  des trois nouvelles cloches sont alors Jacques de Grimaldi, Seigneur de Condé et la Comtesse d'Harcourt.

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En 1750 les bourgeois de Condé décident d'agrandir l'église devenue trop petite pour l'auditoire. Mais ces agrandissements demeurent insuffisants.
 En 1770, François Letourneur, avocat et trésorier,  fait cloisonner le clocher, lambrisser la nef, construire le banc du trésor et ouvrir deux grandes fenêtres dans la tribune. La nef est pavée en 1785. Les bancs sont remplacés par des chaises.

Pendant la Terreur,  l'église devient le Temple de la Raison, et tous les objets ayant un caractère religieux disparaissent.


Entre les deux guerres, en septembre 1927, d'importants travaux de restauration sont entrepris par le Chanoine Tullou : Mgr Quirié,  Archidiacre de Bayeux,  bénit la première pierre du transept le 11 septembre.  Finie peu avant le début de la guerre, l'église sera presque entièrement détruite lors des bombardements de 1944.
 

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Les travaux de reconstruction débuteront en janvier 1957. 
Les deux tourelles d'angle seront abattues, ainsi que la plus grande partie de l'église qui tenait encore debout. 
 
La nouvelle église sera reconstruite à partir des restes c'est-à-dire le clocher, la tribune et les fondations. 
La première pierre sera bénit le 3 novembre 1957 par Mgr Jacquemin.
 
Description : Eglise moderne reconstruite après la deuxième guerre mondiale.

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Façade simple avec une horloge appliquée directement sur le mur, surmontée du reste de l'ancienne tour de l'église rénovée avant la guerre.
Devant l'entrée s'étale le parvis Jules Peullier, curé de Condé-sur-Noireau de 1935 à 1959.
  
Sur la façade on voit la première pierre de la nouvelle église : la date du début des travaux est gravée dessus, 1957.

De l'ancienne église, à part le clocher, il ne reste plus grande chose. Toutefois du côté sud de l'église on voit encore
des doubles fenêtres aux colonnes et un portail à l'encadrement sculpté.

L'intérieur de l'église Saint Sauveur est très simple. Deux rangs de colonnes fines tiennent le plafond couvert de parquet en bois. Sur le mur du choeur sont gravés des scènes de la vie de Jésus Une statue de la Vierge Marie tenant son enfant dans ses bras est installée du' côté gauche de l'autel.
Devant l'autel par terre une pierre tombale rend hommage au chanoine Tullou 1861-1935, curé doyen et bâtisseur de l'église.

En entrant dans l'église, près de la porte, se trouve la coquille géante que Dumont d'Urville a offerte à l'Eglise de sa ville natale.
 

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Cette coquille géante sert de bénitier et a miraculeusement échappé aux désastres des bombardements.

Dans la chapelle du nord se trouvent les fonts baptismaux et une arcade, vestige de l'ancienne église. Sur le mur est gravé l'inscription suivante : 

«CEUX QUI SEMENT DANS LES LARMES MOISSONNENT EN CHANTANT» (Psaumes 126)

L'église Saint Sauveur contient également une statue en bois polychrome qui semble provenir de l'ancienne église. Il  s'agit probablement d un ange et pourrait avoir fait partie d'un plus grand ensemble.

La chapelle du Saint Sacrement se trouve du côté sud de l'église. Elle est indiquée par un dessin gravé dans l'une des colonnes de l'église, avec les symboles : le poisson et le pain. A l'intérieur se trouve une crucifix en bois, ainsi qu'une copie de la Piéta et la photographie d'un écclésiastique.

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Œuvre et don d’un collectif de sept artistes normands : un nouveau Chemin de Croix pour l’Eglise Saint Sauveur de Condé-sur-Noireau

Novembre 2000 : après dix mois de travaux consécutifs à la tempête de décembre 1999, l’église Saint Sauveur de Condé-sur-Noireau est rendue au culte des paroissiens. Ce même jour, alors que l’événement coïncide avec l’ouverture du salon annuel " Peintures et Sculptures ", l’idée de la réalisation d’un Chemin de Croix destiné à cette église est lancée par Jacqueline Tollet-Loëb, artiste fidèle du Salon Condéen. L’œuvre collective produite par sept artistes normands est réalisée et définitivement accrochée en l’église Saint-Sauveur en  novembre 2003.

Le Chemin de Croix comporte quatorze stations. Il convenait donc de réunir sept artistes qui acceptent l’idée d’offrir à la Ville de Condé-sur-Noireau, en remerciement de son action en faveur des arts, chacun ayant à réaliser deux toiles représentant deux stations " explique Jacqueline Tollet-Loëb, artiste à l'origine de cett production,   " le Chemin de Croix a été pensé et conçu de telle sorte qu’en progressant vers la nef de l’église, les œuvres de chaque artiste se répondent en face à face ".Inspiration instantanée et réalisation spontanée pour certains, défi à leur travail et palette inhabituelle pour d’autres, Pascal Allizard, Maire de Condé-sur-Noireau, s’est déclaré " touché par la générosité et l’engagement des artistes qui ont accepté de participer à cette aventure artistique, parfois alors même que le sujet n’était pas dans leurs habitudes picturales.   Les services techniques municipaux ont réalisé les encadrements et l’éclairage, pour une mise en valeur esthétique de chaque toile et une sécurisation optimum de l’ensemble.".

Sept artistes autour d’une Passion

Sept artistes ont donc planché sur le thème, chacun conservant sa touche personnelle. Malgré la diversité des styles, chacun constatera que la réunion des quatorze stations forme un ensemble cohérent et de très belle qualité, désormais inscrit à l’inventaire des collections municipales. Paroissiens et amateurs d’art peuvent donc désormais découvrir cet ensemble considéré à juste titre comme une " belle curiosité artistique".

 Ont ainsi participé à cette œuvre collective qui décrit la Passion du Christ , avec la charge des stations indiquées :

Jean-Pierre LE FEVRE : né en 1933 à Caen , vit et travaille à Saint-Lô dans la Manche. Habitué des expositions condéennes, il participe aux salons régionaux et nationaux où il est régulière-ment distingué et primé. Il a réalisé les stations 1 Jésus condamné à mort et 14 Jésus mis au tombeau.

Elysée DELCAMBRE (1930-2003) : peintre autodidacte né à Paris, a participé à deux reprises au Salon de Condé-sur-Noireau. Son œuvre est caractéristique des post-impressionnistes, reconnue sans réserve par les galeries, les amateurs, dans les meilleurs Salons et salles de vente. Quelques mois avant de disparaître, il a peint les stations 2 Jésus chargé de sa croix et 13 Jésus descendu de la croix.

Michel MARGUERAY : peintre professionnel et ami de la Ville de Condé, il est originaire de Landelles-et-Coupigny où il est né en 1938. Installé à Vire, il se présente comme un paysagiste figuratif, dans la lignée des post-impressionnistes . Lui ont été confiées les stations 3 Jésus tombe pour la 1re fois et 12 Jésus meurt sur la croix).

Bernard GINESTE : né en 1948, Bernard GINESTE est peintre et professeur d’arts plastiques. Basé à Chouain, Calvados, il a suivi les cours de l’Ecole des Arts Appliqués et de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il a réalisé les stations 4 Jésus rencontre sa mère et 11 Jésus est cloué sur la croix..

Jacqueline TOLLET-LOEB : initiatrice du Chemin de Croix, peintre, elle enseigne également le dessin et la peinture. Professionnelle rigoureuse, douée tout à la fois pour les portraits, paysages, scènes intimistes ou natures mortes, elle est actuellement la Présidente des Artistes Bas Normands. Elle a réalisé les stations 5 Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix et 10 Jésus est dépouillé de ses vêtements.

Christian RONCERAY: né en 1959, il est installé dans la commune du Bourg Saint éonard dans l’Orne. Enseignant et artiste autodidacte, originaire de la Manche, son œuvre utilise de façon mêlée de matériaux divers. Son univers est onirique. Lui ont été confiées les stations 6 Véronique essuie la face de Jésus et 9 Jésus tombe pour la 3ème fois.

Yves GUEZET : peintre et graveur, il réside au Mesnil-Raoult, près de Torigny dans la Manche. Ni figuratif, ni abstrait, son œuvre rapporte un monde étrange et mystérieux et se distingue par une maîtrise du travail et une précision du dessin. Il signe les stations 7 Jésus tombe pour la 2nde fois et 8 Jésus console les femmes de Jérusalem.

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